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Petits mannequins d'un jour...
Nos bébés et nos enfants ont-ils besoin de passer par cette macarade qui fait plaisir aux parents, aux créateurs de mode, au Journal de Montréal?
On vend l'idée aux parents de "conte de fée" et de cadeaux à profusion... et le tour est joué.
Faire jouer le "conte de fée" à des bébés et à des jeunes enfants, on pourrait à tout le moins se demander si c'est nécessaire ? J'ajouterais même qu'il faudrait se demander si c'est responsable et à la limite légal ?!...
Un concours qui dès la naissance permet à l'enfant de se faire étiquetter comme "beau" et par le fait même "acceptable" pour la société, ce qui lui donne le mérite d'être traité différemment, d'être gâté et d'être considéré comme une vedette.
Les enfants sont sélectionnés par un "jury" - rien de moins - avec des critères d'apparence il va sans dire. Un bébé "moins beau", "moyen" ou "laid" - ce qui ne veut pas dire que ces enfants seront toujours moins beau, moyen ou laid... mais la sélection fait qu'on choisi sur le critère premier de la "beauté".
Qu'est-ce que la "beauté" ? Selon le dictionnaire, cela veut dire: caractère de ce qui est beau; manifestation du beau. L'étude de la beauté est l'esthétique....
Les responsables du jury ont dit quelque part dans la publicité: "tous les enfants sont beaux"... et ajoute: "comme vous pouvez le comprendre par la popularité de ce concours, la sélection tient en grande partie de la chance". Si cela était vrai, y aurait-il un jury... on tirerait seulement au sort... et là nous prouverions ce que l'on dit.
Donc, les commanditaires et l'industrie du vêtement se sert de ces enfants déjà triés pour faire voir et valoir leur collection d'où l'importance de choisir des enfants, jugés comme beaux, critère d'une importance capitale dans ce monde actuel.
Des enfants qui ont attiré l'attention par leur spontanéité, leur naturel, leur pureté... etc... et qui ont des chances de les perdre pour avoir fait plaisir à des adultes qui veulent le "conte de fée" à tout prix!...
Sera-t-on surpris, dans quelques années que leur "image" soit leur "priorité" ? Pourra-t-on soutenir l'habitude de les traiter en "star"?
Et quelles en seront les conséquences pour eux, ces petits, ces jeunes ?
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