Hélène Lamothe

 
Conflit avec les étudiants / Des parents lancent le carré blanc de la trêve...
AGENCE QMI
QUÉBEC – Après le carré rouge des étudiants en grève et le carré vert de ceux qui veulent rentrer en classe, voici que des parents d'étudiants lancent le carré blanc de «l'armistice».



L'initiative vient de Robert Michaud et Janie Giard, de Québec, parents d'une étudiante qui s'est blessée la semaine dernière, lors de la manifestation de Victoriaville, en prêtant main-forte à une autre personne blessée.

En compagnie des parents d'une autre étudiante, blessée par une balle de plastique, ils ont écrit une lettre au premier ministre Jean Charest pour lui demander de décréter un moratoire immédiat sur la hausse des frais de scolarité.

Ils espèrent ainsi que les étudiants vont mettre fin à leurs manifestations et que les pourparlers entre le gouvernement et les étudiants pourront reprendre dans une ambiance paisible.

«Ce qui nous inquiète, c'est que, si on ajoute des jours et des semaines à ce conflit-là, c'est des victimes qu'on va ajouter et, peut-être, des victimes encore plus graves que ce qu'on a connu», a expliqué Robert Michaud.

«On a décidé d'écrire une lettre au premier ministre et de faire appel à tous les parents, à tous les citoyens pour demander un moratoire, a ajouté Jamie Giard. Pour qu'il n'y ait plus aucun blessé et qu'on puisse ouvrir un dialogue dans un climat beaucoup plus propice à des discussions saines.»

Ils incitent donc maintenant tous les citoyens à porter le carré blanc, en appui à leur demande de moratoire.

Ce vendredi matin, à Québec, une coalition de médecins annoncera son appui au mouvement Portez le carré blanc, pour l'armistice dans le conflit opposant les étudiants au gouvernement du Québec.

Depuis le début des manifestations liées à la hausse des frais de scolarité, les policiers ont procédé à 1100 arrestations, à l'échelle de tout le Québec. Les blessés sont nombreux et la facture de ces manifestations se compte en millions $.


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Carré rouge

Carré vert

et

Carré blanc… pour l’armistice!...

 

A-t-on besoin d’un « carré » de plus, blanc ou autre pour dénouer cette impasse?  Peut-être ?  Je ne sais trop….

 

Qui fera le geste qui fera une différence ?

Qui aura l’idée qui éteindra ce feu qui augmente chaque jour d’intensité ?

 

Qui saura faire respecter la paix et l’ordre ?

Qui pourra assurer la « sécurité » à tout prix ?

Qui ne fait pas son travail ? 

  

Attend-t-on qu’un décès ait lieu pour régler ce conflit ?

 

Pourquoi toutes les causes s’entremêlent-elles dans ce conflit ?

 

Le « laxisme » est toujours dangereux – particulièrement dans ce cas-ci ! 

Attention danger!

 

Beaucoup de questions, peu de réponses, peu d’actions et la prudence est de mise!!!

  
 
Sortie de nos étudiants… boycott...
J’aurais aimé  

qu’ils occupent leurs écoles au lieu de la rue…
qu’ils respectent leurs collègues qui sont contre cette sortie…
qu’ils respectent la loi…
qu’ils n’intimident personne…
qu’ils soient ouverts à la discussion…
qu’ils fassent une place pour les étudiants d’accord avec la hausse… 

J’aurais aimé 

entendre des idées nouvelles…
comprendre leurs visions de leur avenir…
ouvrir la discussion sur leur compréhension de l’économie… 

J’aurais aimé
 

que les professeurs demeurent neutres dans ce dossier…
que les directions d’écoles respectent et fassent respecter les ordres de  la cour…
qu’on ferme les écoles, si les professeurs et les directions ne peuvent gérerla situation…
qu’on cesse de payer ces directions et les profs qui refusent de faire leur travail…
que les artistes cessent de se faire du capital « culturel » dans ce dossier…
que les médias ne mettent pas d’huile sur le feu… 

Dans le journal La Presse, Mme Marie-Claude Breton prend la parole pour parler des jeunes verts pris en otages…  À LIRE ABSOLUMENT… UNE AUTRE VERSION DE LA CRISE  


“J’aimerais rendre hommage à ma fille et à ses camarades de classe. Ce sont de véritables victimes de tout ce gâchis entourant la hausse, et son refus, des droits de scolarité.

Depuis des semaines, elle a tout encaissé, seule, avec philosophie et civilité. Elle et les autres jeunes perdront vraisemblablement leur session à l’issue d’un vote de grève surréaliste.

Ils sont pris en otage. Ce sont les saints innocents modernes. Personne n’a soutenu les jeunes verts ou à tout le moins les jeunes de la majorité silencieuse qui ne sont pas outrés par cette augmentation des droits de scolarité. Ce sont des jeunes qui ne veulent pas de problèmes, qui sont de bons élèves respectueux, qui ont déjà un petit emploi qu’ils ne veulent pas mettre en péril en participant à des réunions hebdomadaires interminables dont l’issue est toujours écrite dans le ciel.

Surtout, ce sont des jeunes qui n’ont qu’une préoccupation: réussir leurs études cette année.L

eurs associations étudiantes sont peinturées en rouge et subventionnées à même les cotisations étudiantes. Elles sont dopées par leur couverture médiatique, manipulées par des politiciens sans scrupules, infiltrées par des gens qui poursuivent d’autres enjeux.

Les directions d’écoles sont impuissantes, silencieuses et respectueuses des bruyants revendicateurs intimidateurs.

Lorsque j’ai appelé au collège pour savoir comment on pourrait aider les jeunes qui veulent étudier et pour exposer l’énorme détresse psychologique de ma fille, la direction m’a recommandé d’inciter ma fille à consulter un psychologue! C’est elle qui a un problème! J’ai répondu que ce n’était pas d’un psychologue dont elle avait besoin, mais d’adultes responsables qui veilleraient à ce qu’elle étudie en paix.

Ma fille a communiqué avec ses professeurs et aucun n’a voulu lui donner d’indications pour qu’elle puisse continuer à couvrir la matière par elle-même. Les professeurs respectaient les grévistes. Les professeurs marchaient avec les grévistes. La police ou les agents de sécurité des écoles n’ont pas aidé les jeunes qui avaient obtenu des injonctions. Ces jeunes s’étaient tournés de bonne foi vers les instances légales en croyant qu’au moins la loi viendrait les soutenir dans leur désir impopulaire de s’instruire.

Le gouvernement les a oubliés depuis des semaines. Les pauvres jeunes qui veulent réussir leurs études cette année, pas les gérants d’estrade qui ne sont pas touchés personnellement par ce gâchis, ont compris le message: profil bas.

«Négocies ostie» (sic). Voilà le message des associations étudiantes au gouvernement élu démocratiquement. Message haineux. Message porteur du mouvement: une porte-parole se tenait au centre de l’immense bannière rouge.

Quand les directions d’écoles s’embarrent dans leur collège avec les agents de sécurité, quand les professeurs sont dans la rue avec les manifestants, quand la police se protège de boucliers et de matraques, que peuvent faire des jeunes de 17 à 20 ans, seuls?Aucune tribune, aucun appui, aucun adulte pour aider les jeunes verts qui constituent un peu moins de la moitié des jeunes en grève au Québec aujourd’hui. C’est le pouvoir aux intimidateurs. “ 

Marie Claude Breton, mère d’une collégienne de 17 ans
 

Une dernière question :   

Où sont les « Ayatollâhs de l’intimidation » ?  Pourquoi ne prennent-ils pas la parole pour dénoncer « vraiment » l’intimidation  qui fait partie intégrante de ce « boycott » !... 

Qu’attendent ces soi-disant « sauveurs » pour prendre vraiment position, lorsqu'il y a "péril en la demeure" ?
 
 

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